Ce glossaire rassemble toutes les définitions et index d'auteurs connexes aux sciences abordées dans ce cours.
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C |
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Charles Sanders Peirce:Charles Sanders Peirce (1839-1914)
Charles Sanders Peirce est né à Cambridge, Massachusetts, fils de Sarah et Benjamin Peirce. Son père est professeur d'astronomie et de mathématiques à l'université d'Harvard. Bien que le jeune Peirce obtint son diplôme en chimie à Harvard, il ne réussit jamais à obtenir une position académique titularisée. Les ambitions académiques de Peirce furent freinées par sa personnalité difficile (sans doute un maniaco-dépressif) et par le scandale qui a entouré son divorce d'Harriet Melusina Fay immédiatement suivi d'un mariage avec Juliette Froissy. Il fit carrière comme scientifique pour le « United States Coast Survey » (1859-1891) travaillant en particulier sur les thèmes de déterminations pendulaires et la géodésie. De 1879 à 1884, il fut aussi un conférencier à temps partiel en logique à l'Université Johns Hopkins. En 1887, Peirce déménage avec sa seconde épouse à Milford (en Pennsylvanie) où il décèdera d'un cancer après 26 années d'écriture prolifique. Il n'eut aucun enfant. Peirce a publié deux livres, Recherches photométriques (1878) et Études en logique (1883), et un grand nombre d'études dans des journaux couvrant différents champs de recherche. Ses manuscrits, dont une grande partie est restée non publiée, constituent un ensemble de plus de 10000 pages. De 1931 à 1958, une sélection de ses écrits a été ordonnée thématiquement et publiée dans huit volumes sous le titre Collected Papers of Charles Sanders Peirce. Depuis 1982, d'autres volumes sont publiés dans le cadre d'une édition chronologique qui atteindra sans doute les trente volumes. William James attribue à Charles Peirce la fondation du pragmatisme. Contrairement à d'autres pragmatistes plus récents comme James et John Dewey, Peirce conçoit originellement le pragmatisme comme une méthode pour la clarification d'idées s'appuyant sur l'utilisation de méthodes scientifiques pour résoudre des problèmes philosophiques. Le pragmatisme a été considéré comme une philosophie américaine. Peirce est aussi considéré comme le père de la sémiologie (c'est-à -dire l'étude des signes) moderne. De plus, ses travaux qui furent souvent particulièrement innovateurs sont aussi valables et pertinents dans de nombreuses autres disciplines comme l'astronomie, la métrologie, la géodésie, les mathématiques, la philosophie, la théorie et l'histoire des sciences, la linguistique, l'économétrie et la psychologie. Ses travaux et ses idées sur ses thèmes sont devenus le sujet d'un intérêt nouveau et de fortes louanges. Ce renouveau est inspiré non seulement par les anticipations intelligentes de Peirce sur les développements scientifiques récents mais aussi, et surtout, par ses démonstrations sur la façon dont la philosophie peut être appliquée de manière intelligente aux problèmes humains. Bertrand Russell et Karl Popper admirèrent et louèrent Peirce, le considérant comme un des plus grands pilosophes ayant jamais existé. D'une certaine façon, Peirce était un philosophe systématique dans le sens traditionnel du mot. Mais ses travaux s'intéressaient aussi aux problèmes modernes de la science, de la vérité et du savoir, partant de sa propre expérience comme logicien et chercheur expérimental travaillant en collaboration avec une communauté internationale de scientifiques et penseurs. Peirce a fait des contributions importantes dans le domaine de la logique déductive mais était à l'origine intéressé par la logique en sciences et en particulier dans ce qu'il appelait l'abduction (en opposition à déduction et induction). L'abduction est un processus pendant lequel une hypothèse est générée telle que des faits surprenants puissent être expliqués. « There is a more familiar name for it than abduction, » a écrit Peirce, « for it is neither more nor less than guessing. » En effet, Peirce considérait l'abduction comme le cœur non seulement de toute recherche scientifique mais aussi de toutes les activités humaines ordinaires. Son pragmatisme peut être compris comme une méthode de tri des confusions conceptuelles en établissant un rapport entre le sens des concepts et leurs conséquences pratiques. Cette théorie n'a donc absolument aucune ressemblance avec la notion vulgaire de pragmatisme qui est connotée par exemple avec la recherche sans égards de profis. | |
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E |
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Ethnométhodologie:L'éthnométhodologie est une branche, un courant de la sociologie américaine issue de " l'école de Chicago ", en rupture avec la sociologie globaliste de Durkheim. Fondée par Harold Garkinkel, sur des références clef à la phénoménologie de Husserl et aux travaux de Schütz, Harold Garkinkel applique les postulats théorique de Husserl à la sociologie et fonde une pratique d'analyse basée sur l'examen en situation des actes et des récits des actes d'acteurs (membres) d'une communauté humaine. L'ethnométhodologie se veut une science pratique, qui permet d'appréhender les réalités sociales " là où elles s'expriment " et se " produisent ". Le concept de base est qu'il n'existe pas, selon les éthnométhodologues, de grandes lois objectives auxquelles la réalité sociale, les groupes et les individus devraient se soumettre. Cette vision est le postulat de la sociologie classique, dont l'objectif devient principalement d'extraire ces lois et règles formelles en reléguant le plus loin possible la réalité de l'exécution des processus sociaux. L'éthnométhodologie, à l'inverse, proclame que la réalité sociale et les structures qu'elle arbore sont des constructions permanentes des agissements de ses composantes, dont une principale est l'individu agissant. De plus, pour les éthnométhodologues, il n'y aurait pas plusieurs champs d'action distincts et séparés, dans lesquels les individus s'exprimeraient et agiraient avec des ensembles de règles distincts (ce qui reviendrait à avouer un certain essentialisme de certaines " structures " dans certains contexte sociaux délimités), mais au contraire, que les actions des individus sont menés de façon identique dans tous les contextes d'action, et que par conséquent, les actes quotidiens sont des objets d'étude aussi légitimes que d'autres actes à portée plus globale. Il y a donc dans les actes de tous les jours les fondamentaux qui expliquent et motivent toute notre stratégie d'action individuelle à tous les niveaux de nos agissements. La réalité sociale et ses " structures " émergent de la somme de tous ces agissements. L'étude de la société revient donc, si on veut la mener à l'origine des choses, à étudier ces accomplissements pratiques là où il se produisent, c'est-à -dire sur le terrain même de leur accomplissement. Deux courants de l'éthnométhodologie se sont dégagés de l'impulsion originale de Garkinkel. Le premier, s'intéressant essentiellement aux actes eux-même, comme révélateurs des éthnométhodes des membres que ceux-ci mettent en place et inventent pour obtenir leurs objectifs. Le deuxième, en connexion avec la linguistique et ce que le langage comporte comme capacité de description (accountability) par les sujets eux-mêmes, s'intéresse à l'analyse des descriptions qui sont faites par les membres, comme principaux révélateurs de ces éthnométhodes, et partant de l'intuition de Garfinkel que les actes et les paroles utilisées pour décrire ces actes sont en étroite interrelation. Il est donc possible, pour cette deuxième branche, d'accéder à l'analyse des éthnométhodes par les seuls récits des membres de la communauté étudiée, ce qui permet l'analyse d'actes accomplis avec la même valeur interprétative que celle des actes " en train de se faire ". L'éthnométhodologie a la qualité d'être une science réflexive, car son objet (les accomplissements individuels) englobe sa propre pratique. Le travail de l'éthnométhodologue est un accomplissement pratique qui peut donc être étudié éthnométhodologiquement. |
I |
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Idiot culturel:La science classique, dite "pratique savante de la connaissance", considère l'objet étudié comme extérieur à la propre position du chercheur. En sciences sociales, l'objet étudié, c'est-à -dire l'homme ou le groupe humain, est donc un sujet de recherche que l'on observe d'une position lointaine et à travers le réseau de connaissances empilées et accumulées par les recherches antérieures. Le chercheur "académique" ne peut donc entreprendre une étude et construire une connaissance s'il ne démontre pas qu'il a auparavant intégré "l'état de l'art" de toute la connaissance accumulée par la société savante dans le domaine. L'un des aphorisme fondamentaux de Garfinkel est que "le membre n'est pas un idiot culturel". Cela veut dire pour Garfinkel et les éthnométhodologues que l'activité pragmatique quotidienne est susceptible de constituer une connaissance du praticien. Lorsque cette pratique s’exécute en groupe (c'est le cas de l'exercice d'une décision juridique des jurés étudiés par H. Garfinkel à Chicago), cette connaissance est partagée par le groupe et devient un sens commun. Derrière l'idée d'une indexicalité commune, qui intéresse le sémanticien ou le linguiste se cache une idée bien plus importante de Garfinkel, qui en niant la qualité d'idiot culturel du membre, attribue une pertinence à sa connaissance constituée "sur le tas" comparable voire supérieure à celle de la "connaissance savante et théorique". |
Indexicalité:L'indexicalité est un des concepts centraux de l'ethnométhodologie, qui définit une propriété du langage à proposer à l'entendement humain un sens infiniment variable. Alors que dans les langages formels (mathématique, programmation), les expressions sont "objectives", les expressions du langage humain portent une infinitude de sens. Elles sont très souvent indexicales, c'est-à -dire qu'on ne peut en décoder la totalité du sens si on ne connait pas le contexte qui entoure leur édiction. L'indexicalité exprime pour les ethnométhodologues une réalité de la société humaine qui communique des messages dont le sens peut être :
Dans ces différences qui créent les incompréhensions, il n'existe pas de "bon" ou de "mauvais" sens, mais des sens qui portent des objectifs et des intentions différentes. |
L |
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l'observation participante:Il s'agit d'une méthodologie d'observation ethnologique qui inclue le chercheur dans son environnement, en lui enjoignant d'être également un participant à la société qu'il étudie. Le sociologue doit donc forger une attitude particulière, duale, dans laquelle il participe mais sans perdre une certaine position de recul qui lui permet de continuer à observer objectivement. Il s'inscrit donc dans les les actes, mais n'endosse pas nécessairement les buts. |
R |
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Réflexivité:La réflexivité englobe un grand nombre d’aspects, aussi bien en ethnométhodologie que dans le reste du champ scientifique. Les différences et variations du concept selon le point de vue, loin de se contredire, se complètent pour donner une " impression " globale de ce qu’elle représente. Littéralement, on pourrait la définir par " la propriété produite par la prise en compte de soi-même ", si l’on donne à la " prise en compte " un sens très général. Prendre en compte, cela peut être voir : c’est la réflexivité du miroir, qui nous donne à nous voir nous-mêmes et permet donc une prise en compte de nous-mêmes dans notre totalité, comme si un autre pouvait nous regarder. La réflexivité est donc une propriété d'un système à pouvoir s'englober soi-même. Certains systèmes de pensée ont cette possibilité. C'est le cas de la philosophie qui peut être amenée à se considérer elle-même comme objet du questionnement. C'est également le cas d'un système de données, qui peut être tenté de se décrire lui-même oar des méta-données. C'est le cas de l'ethnométhodologie, qui, comme étude des pratiques quotidiennes humaines, englobe également celles de l'ethnométhodologue "en train d'ethnométhodologiser". |
S |
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Sémantique: |
Sémiotique:La Sémiotique ou Sémiologie est l'étude des systèmes de signes. La sémiotique étudie également le rapport du signe au sens. Les acteurs principaux de la sémiologie sont : Saussure, Hjemslev, repris par Geismar et "l'école de Paris", qui instroduisent une sémiotique "duale" ou "dyadique", dans laquelle le signe et ce qu'il signifie forment une paire. On peut donc considérer les dyades graphisme <-> sens et "mot" <-> sens. Devant l'insuffisance du modèle Dyadique, une école nouvelle de sémiotique est fondée par Charles Sanders Pierce, qui introduit une étude du signe fondée sur la "triade". Pierce réintrosuit dans le schéma d'étude sémiotique ce qui manquait dans la dyade : celui qui interprète le signe. La triade piercienne étudie le signe comme une triade d'un symbole visuel (mot, icone, image), une famille de sens réduite à un "sens" générique, et le "sens" local que donne l'observateur. Ainsi, une icône d'un fichier dans une fenêtre de Windows a trois "moments" dans l'intérprétation de Pierce : Un dessin schématique formé de pixels de couleurs différentes, la représentation d'un fichier Word en général, et la représentation de mon mémoire de pfe". L'apparition de l'interpète subjectif n'est pas sans rapport avec la notion d'indexicalité des ethnométhodologues. | |
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Fonctionalités ...

Charles Sanders Peirce (